Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
Un coq demanda à un chat et à une colombe quelle est la saveur alimentaire la plus agréable.
La colombe répondit : le sel
Le chat rétorqua: le sucre
Le coq rit beaucoup et se moqua de la colombe et lui riposta :
C’est ridicule de répondre le sel car tout le monde préfère la douceur et le plaisir que procure le goût du sucre. Demande le à l'opinion publique tu verras les réponses aux statistiques et aux sondages.
Il faut être sans cervelle pour répondre le sel. Alors comme gage à ta mauvaise réponse tu seras condamnée à nous préparer un repas.
La colombe se mis aux fourneaux et leur mijota un repas digne d’une table royale.
La colombe leur servit des entrées, des quiches, des rôtis accompagnés de petits légumes rissolés, du fromage, des noix et des amandes.
Le coq et le chat étaient mis en appétit par le fumet des plats mais ils ne semblaient pas priser ce qui était dans leur assiette.
A la fin du repas la colombe leur demanda s’ils avaient bien diné et le coq lui répliqua :
Les plats étaient bien préparés et fort joliment présentés mais ils n’avaient aucun gout car ils n’étaient pas salés.
La colombe renchérit :
Alors Monsieur le coq, le sel n’est-il pas le premier condiment qui sublime tous les aliments ?
Le coq avoua que c’était bien le sel qui était le premier à rendre aux aliments toute leur saveur.
La colombe lui cita alors ce proverbe Yiddish :
Le sucre ne sert à rien quand c’est le sel qui manque.
Moralité :
Ce n’est pas forcement ce qui parait le plus utile et le meilleur au premier abord qui l’est effectivement.