Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
COLOMBES : comme le pont d’Avignon le pont de Bezons en a vu de toutes les couleurs
Pour ma commune je suis une vieille personne puisqu’à partir de 54 ans je suis un « sénior » et que je peux m’inscrire au Conseil des Sages ainsi que pour les activités intergénérationelles et depuis 2009 mettre en colocation mon appartement avec un jeune de moins de 30 ans sans être taxée de cougar.
Je vais plutôt me cantonner dans le rôle de grand-mère qui consiste à vous transmettre ce qui se passait au temps jadis et pour aujourd’hui sans lui faire un pont d’or vous raconter l’histoire non du pont d’Avignon mais celle du pont de Bezons.
Avant le XIXème c’était en BAC que l’on traversait la Seine de Colombes à Bezons maintenant c’est avec la BAC que certains font ce même trajet mais à cette date Bezons n’était qu’un petit village de 550 personnes.
Pour faciliter les échanges qui à cette époque étaient de fruits et de légumes, il fut décidé de construire un pont dans le prolongement de la route de Paris qui traversait déjà Colombes.
Ce pont était en bois avec des piliers en pierre et fait par une main d'œuvre pas chère car c’était des prisonniers autrichiens que l’on avait mis à la tâche.
L’inauguration en 1811 par contre fut fait en fanfare et par l’Empereur Napoléon 1er lui-même.
En 1844 pour permettre le passage de charges plus lourdes que nos fruits et légumes on lui fit un tablier (pas de cuisine) mais métallique et une belle chaussée pavée (de bonnes intentions aussi).
La guerre de 1870 comme toutes les guerres ne font pas bon ménage avec les ponts. Il fut détruit par les Français côté Colombes et par les Allemands côté Bezons pour finir avec deux arches sur sept et trois piliers sur six.
Et rebelote à la fin du printemps 1940 en pleine exode l’armée française le fit sauter et là c’est les Allemands qui le remirent en état quelques mois après.
Comme pendant la guerre l’acier était inaccessible le pont fut rebâti en béton armé (normal que même le béton est armé pendant la guerre). Ce projet s’appelait Caquot (et non Kapo).
Il là encore il ne fit pas long feu.
Il fut de nouveau détruit et ceci juste avant la fin de la guerre.
En 1947 l’on ne coupa plus les ponts entre Bezons et Colombes;
Il fut reconstruit à nouveau et il fut baptisé du nom du Directeur des Ponts et Chaussées « Jacques Boulloche » (non je n’ai pas fait de faute d’orthographe dans son nom).
Reste que tout le monde continue à l’appeler le pont de Bezons même nos Elus des deux côtés du pont.