Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
Les Fossés-Jean
Nous retrouvons les premières traces de l'existence du nom des Fossés-Jean dans des documents qui dates des années 1700.
Et oui les Fossés-Jean ne datent pas d'hier mais en 300 ans ce quartier ceinturé par l'avenue de Stalingrad, la rue d'Orgemont et l'autoroute A86 a beaucoup évolué.
Sur un plan datant de l'année 1897 l'on trouve dans ce quartier de Colombes les lieux-dits Malhiers, le Pré aux Ronces et un, dénommé les Fausses Gens (pas très sympa cette qualification pour les habitants).
Reste qu'il y a un siècle cette partie de la ville était un terrain maraîcher parsemé de pauvres bicoques que traversait le fossé de l'Aumône.
Ce fossé avait pour office en tant que bras mort de la Seine de servir de déversoir lors des crues. Et oui la Seine comme tous les fleuves connaissaient des périodes de basses eaux et des saisons où elle débordait de son lit lors des dégels et des pluies entre janvier et début mars. Vers les années 1930 le Fossé de l'Aumône ce déversoir salutaire pour le reste de la ville fut comblé. On avait posé des barrages préventifs et oui les crues de 1910 étaient passées par là.
Revenons aux Fossés-Jean et à la période de la transformation lors des trente Glorieuses et des chantiers de son urbanisation à tout va débutant en 1964. Cela fait presque 50 ans.
Les tours G K T ont 18 étages et 110 logements et sont achevées en 1969. La tour K comme la tour Z qui compte 28 étages, le foyer des jeunes, le groupe scolaire, le centre commercial et le centre social et culturel sont encore en construction en 1970 ainsi que le parc Caillebotte qui par la suite a été réaménagé en 1994. Super comme nom pour des tours G T K Z (aujourd'hui langage SMS cela veut-il dire Je T'ai KaZé ?)
Les années 1970 c'était l'ère du travail, de la consommation de masse, de l'urbanisation à tout va et de l'apparition des villes dortoirs.
C'était aussi l'époque où l’État favorisait, par des aides, le développement des banlieues et des quartiers périphériques par l'implantation de grands ensembles.
C'est aussi à cette époque de naissait l'expression "jeune cadre dynamique" qui faisait que ces classes moyennes voulaient investir dans des logements décents, pas trop chers avec des équipements de confort alors on leur proposait ces nouveaux quartiers et l'on bâtissait aussi des cités-dortoirs style Sarcelles.
Est-ce de même aujourd'hui l'on choisit ou l'on nous impose ?
Nous fait-on toujours croire que c'est nous qui aspirons à un style de vie aujourd'hui « bobo-écolo sans auto» où est-ce plutôt les politiques et leurs urbanistes qui cherchent juste à nous imposer leur vision de la société et de leur monde de demain et nous faire de nouveau entrer dans leurs cases ou dans leurs cages à lapins les parkings en moins.