Comme tous les témoins sollicités par la police judiciaire des Hauts-de-Seine, chargée de l’enquête, les victimes elles-mêmes n’ont rien vu ni rien entendu. Elles ont juste senti la balle
s’enfoncer dans leur chair. Vers 19h45, un homme de 29 ans, habitant du quartier, va acheter des cigarettes au bureau de tabac de la place des Muguets, accompagné de son petit garçon. Il ne
remarque rien de spécial et, subitement, sent une douleur à l’épaule, dira-t-il à la police. Et pour cause, il vient de recevoir une balle. Dans le même temps, à hauteur du 330, avenue de la
République, un homme de 31 ans ne voit rien ni n’entend rien non plus et reçoit une balle dans la jambe. La victime de la place des Muguets est connue des enquêteurs, notamment pour trafic de
drogue. Les deux hommes disent ne pas se connaître. Dans le quartier, on ne sait rien, on ne dit rien.
Hier, les enquêteurs n’avaient encore pu déterminer d’où sont provenus les tirs. Ils ignoraient également si le tireur a agi seul, s’ils étaient plusieurs, s’ils ont tiré d’un appartement ou de la rue, s’ils ont fui à pied ou en voiture. Bref, c’est le flou complet. L’omertà fait loi dans ce quartier gangrené par le deal.
La piste du règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants paraît donc la plus plausible.
Les CRS du quartier Pablo-Picasso appelés en renfort
Il faut dire que le Petit-Nanterre est dans l’exact prolongement du Petit-Colombes où l’on se tire dessus depuis des mois, en pleine rue, et en visant les jambes en général pour régler des comptes liés au marché du cannabis.
Mardi soir, le Petit-Nanterre a été rapidement cerné par les forces de l’ordre, notamment par les CRS postés justement à Nanterre, dans le quartier voisin de Pablo-Picasso. Ce secteur est sous surveillance serrée depuis la nuit du 31 juillet au 1er août. Un groupe de jeunes excités et encagoulés avait mis le feu à un bus de la ligne 159 après un affrontement avec la police, qui venait d’arrêter un frère Hakkar. Le bus n’a pas desservi le quartier jusqu’à lundi.
Depuis deux jours, il circule de nouveau normalement à Pablo-Picasso dans la journée, mais il est dévié à partir de 19 heures. La sécurisation renforcée du quartier est maintenue et s’étend désormais au Petit-Nanterre, sans oublier la vigilance portée au Petit-Colombes.
Hier, les enquêteurs n’avaient encore pu déterminer d’où sont provenus les tirs. Ils ignoraient également si le tireur a agi seul, s’ils étaient plusieurs, s’ils ont tiré d’un appartement ou de la rue, s’ils ont fui à pied ou en voiture. Bref, c’est le flou complet. L’omertà fait loi dans ce quartier gangrené par le deal.
La piste du règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants paraît donc la plus plausible.
Les CRS du quartier Pablo-Picasso appelés en renfort
Il faut dire que le Petit-Nanterre est dans l’exact prolongement du Petit-Colombes où l’on se tire dessus depuis des mois, en pleine rue, et en visant les jambes en général pour régler des comptes liés au marché du cannabis.
Mardi soir, le Petit-Nanterre a été rapidement cerné par les forces de l’ordre, notamment par les CRS postés justement à Nanterre, dans le quartier voisin de Pablo-Picasso. Ce secteur est sous surveillance serrée depuis la nuit du 31 juillet au 1er août. Un groupe de jeunes excités et encagoulés avait mis le feu à un bus de la ligne 159 après un affrontement avec la police, qui venait d’arrêter un frère Hakkar. Le bus n’a pas desservi le quartier jusqu’à lundi.
Depuis deux jours, il circule de nouveau normalement à Pablo-Picasso dans la journée, mais il est dévié à partir de 19 heures. La sécurisation renforcée du quartier est maintenue et s’étend désormais au Petit-Nanterre, sans oublier la vigilance portée au Petit-Colombes.