Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure.
Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux.
Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes.
Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas.
Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
Chaque région donne un nom différent à ce phénomène sociologique qu'est la vente d'objets usagés.
En Picardie c'est une braderie.
En Normandie c'est une foire à tout.
A Saint-Ouen c'est les Puces.
Au Québec c'est une vente de garage car tous les objets mis au rebut le sont dans cette pièce qui à l'origine devrait être dédiée qu'à la voiture.
Nous à Colombes c'est les vide-greniers.
Reste que je ne pense pas que les objets mis en vente viennent tous des greniers et ils le seront de moins en moins les zones pavillonnaires risquant de se réduire comme peau de chagrin.
Les sociologues se penchent sur ce phénomène en expansion dans nos sociétés en crise qui leur permet ainsi qu'aux anthropologues en fonction du quartier où se déroule la braderie de mieux comprendre la vie de ses habitants.
Habitants qui déballent ainsi leur surplus, leurs souvenirs... soit un musée à ciel ouvert du passé et de la vie du Colombien.
Reste qu'il commence à émerger les vide-armoires et les vide-dressings où entre amis et connaissances l'on troque des vêtements.
Comme le vide maison à domicile et non sur la voie publique où l'on brade les objets qui ne servent plus ou peut être tous ses biens juste pour garder la tête hors de l'eau avant l'arrivée de l'huissier.
Les vide-greniers cachent-ils la détresse de certains de nos voisins sous cet air de convivialité.