Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
En 1896 les frères Lumière ouvrent dans la capitale et sur les grands boulevards la première salle de cinéma de France.
A Colombes, avant la 1ère guerre mondiale (soit 1914 pour ceux qui mémorisent plus facilement les dates) nous avions dans notre commune :
- « Le Colombia » au centre ville rue de l’Orme.
- « Les Vallées » dans le quartier du même nom (à ce jour c’est un magasin d’alimentation).
- « Le Pierrot Blanc » rue de Chatou dans le quartier Gabriel Péri/Estienne d’Orves avec sa belle façade peinte d’un Pierrot.
Oui j’ai fréquenté ce cinéma mais beaucoup plus tard je vous rassure je ne suis pas un Poilu je suis une colombe à plumes (maintenant c’est une entreprise de peinture).
Les Colombiens pouvaient en famille et à pied aller voir un film les trois salles de cinéma étant dispatchées sur l’ensemble de la commune.
Après 1918 les Colombiens comme l’ensemble des Français ont eu besoin de se changer les idées et d’un peu de légèreté d’où l’ouverture de nouvelles salles :
- Le « Colombes Palace » rue Saint-Denis (à ce jour c’est une supérette).
- « La bonbonnière » rue Gabriel Péri.
- Le « Vox » boulevard Edgar Quinet en descendant vers notre regretté stade olympique au sommet de sa gloire (à ce jour pour le cinéma c’est un restaurant asiatique).
- Pour le « Pierrot Blanc » de la rue de Chatou dans les années 1960 il devient « l’Atlas » un cinéma spécialisé dans la projection de films maghrébins.
Dans les années 1970, les trois-quarts de nos cinémas colombiens sont découpés, recyclés et leur architecture massacrée.
Le « Colombes Palace » se transforme en salle de concert mais aussi en lieu de distribution des prix. C’est l’époque où l’on mettait à l’honneur les élèves méritants.
C’est la naissance du « Ciné-club » de la Maison des Jeunes et de la Culture qui existe, pour mon bonheur, encore à ce jour.
Et en 1979 les « 4 Clubs » sortent de terre rue du Bournard à la place de l’ancienne place du Marché.
C’est fou ce lien d’hier et d’aujourd’hui entre cinémas et distributeurs d’alimentation (supérette, restaurant et marché).
C’est surement pour rester fidèle à l’expression : nourriture du corps et de l’esprit.
En 1989 la municipalité de l’époque sauve les « 4 clubs » par le rachat des murs et en le modernisant.
Reste que depuis comme nous tous si l’on ne l’entretient pas il périclite.
Un complexe cinématographique va-t-il sortir prochainement de terre qui lui portera les estocades finales?
J’ai regretté mon « Pierrot blanc » à mon avis dans peu de temps je vais pleurer les « 4 clubs ».
Ce n’est pas beau de vieillir et d'en faire tout un cinéma.