Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
En 1903, le commissariat qui administrait Colombes se situait géographiquement à Courbevoie. Il y avait juste deux annexes sur le territoire colombien.
Une des annexes était au centre ville. Ce qui est tout à fait logique et la seconde dans le quartier de La Garenne.
Avant 1910 La Garenne-Colombes n’était pas encore une commune indépendante mais juste un quartier. Reste que Colombes n’a pas lâché la parcelle de la Petite Garenne car cette parcelle était de l’autre côté de la ligne du chemin de fer qui faisait une « frontière » toute trouvée.
Depuis La Petite Garenne, même encore à ce jour se sent bien orpheline d’avoir été séparée de sa paroisse et le cordon a du mal à être coupé. Ne pas avoir La Garenne-Colombes dans l’intercommunalité qui se dessine ne va pas arranger les choses.
Pour revenir au sujet de cet article la Brigade colombienne début 1900 était constituée du Brigadier qui encadrait six hommes dont deux « Hirondelles » qui effectuaient leur ronde en vélo. Ils étaient déjà Agenda 21 et développement durable nos Policiers.
En 1923 le commissariat monte en reconnaissance car il occupe une partie du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville.
En 1979 il déménage en sens propre et non figuré pour occuper la place que nous lui connaissons rue du 8 mai 1945 dans les locaux de l’ancienne maternité.
J’ai encore toute une histoire à vous raconter sur l’ordre public colombienne et son ex gendarmerie mais cela sera pour plus tard car aujourd’hui je veux mettre à l’honneur les gardes champêtres soit les ancêtres de notre police municipale.
Pour faire appliquer la réglementation au XXème siècle à Colombes il y avait six gardes champêtres et dix gardes messiers qui étaient nommés par arrêté préfectoral pour trois ans.
C’était déjà des embauches de contractuels en emploi précaire. En ce moment le Sénat est saisi sur le projet de loi relatif à la résorption de l'emploi précaire et à la modernisation du recrutement dans la fonction publique. J’espère que ce projet ne va pas être abrogé comme le projet de loi sur le conseiller territorial.
Bon plus de digression, nos 16 gardes de l’époque secondaient déjà la police nationale. Et oui tout ne reposait pas sur l’Etat.
Les gardes messiers étaient respectés et reconnus pour preuve Jean-Victor Lesage a donné son nom à une rue de la commune.
Et oui , le garde messier était un officier de la police judiciaire qui n’exerçait ses missions qu’à l’époque des récoltes, des moissons et qui surveillait les vignobles. Alors lui c’était un emploi de vacataire le reste de l’année il était souvent cultivateur.
A partir de 1927 Colombes n’embauche plus de gardes champêtres.
Excepté dans le quartier Gabriel Péri/Estienne d’Orves où son conseil de quartier a recours à Monsieur URBAIN un garde champêtre hors classe, galonné et chevronné pour battre le tambour et annoncer les manifestations festives à la population.
Je souhaite à URBAIN de supplanter Monsieur Yendt qui a été le doyen de France des gardes-champêtres. Monsieur Yendt a exercé de 1855 à 1896 soit pendant 41 ans ce métier sur Colombes. Ce qui fait qu’il avait lui aussi cotisé de nombreux trimestres pour sa retraite.
Il parait que les temps changent.
Je viens même d’apprendre que PS dans le jargon de la Police cela veut dire Police Secours.
Moi du haut de mon nuage je reste bien dubitative.
Mais c’est vrai je ne suis qu’une plume de colombe hors de l'espace temps.