Une colombe bavarde comme une pie mais qui n’est pas un oiseau de mauvais augure. Reste que si elle est en colère elle vous volera dans les plumes mais sans vous donner des noms d’oiseaux. Vous ne pourrez pas lui rogner ses ailes. Elle vole juste de ses propres ailes et elle ne se les brule pas. Plume de colombe juste un peu oiseau rare et drôle d’oiseau à la fois.
COLOMBES : Stationnement : des économies "souterraines" ?
Extrait de l’article de Stéphane Bellanger de la lettre du cadre de juin 2012
« La gestion déléguée regroupe fréquemment le stationnement sur voirie et le stationnement en ouvrages. Les collectivités ont en effet tendance à accepter le regroupement au sein d'une même délégation de deux services publics de nature différente : le stationnement de surface, relevant de la police de voirie, qui est un service public administratif (SPA) et le stationnement en parcs souterrains, qui est un service public industriel et commercial (SPIC).
Le stationnement hors voirie est le plus souvent structurellement déficitaire. Les collectivités et les opérateurs ont donc élaboré des montages afin de déléguer de
façon globale les deux activités : l'une très rentable (le stationnement sur voirie), l'autre qui ne l'est pas régulièrement (le stationnement en
ouvrages).
Objectif : compenser un déficit probable par un éventuel excès de rentabilité. Incidemment, ce mécanisme de convention globale vise donc à un alignement de la durée des deux types de contrats. Pour autant, il faut assurer la transparence des deux types de gestion, afin de faciliter toute mutation ou évolution, mais aussi leur contrôle, en particulier dans un contexte de réflexion croissante autour des plans de transport urbain...
Ce regroupement, qui ne simplifie pas systématiquement la gestion, est critiquable à plus d'un titre : en effet, si la durée d'un contrat de délégation doit être ajustée au temps nécessaire pour permettre au délégataire un retour sur investissement convenable, «pour les contrats relatifs à l'exploitation du stationnement payant sur voirie, qui nécessitent un faible investissement, générateurs de faibles charges et de recettes importantes, une durée de six ans est considérée comme un maximum.
Pour le stationnement en ouvrages, qui nécessite des investissements plus lourds et plus longs à amortir, induisant des charges importantes, et qui comporte habituellement une part de risques pour le gestionnaire, une durée maximale de 24 ans est préconisée.
Elle peut être étendue à 30 ans en cas de concurrence entre plusieurs candidats, comme ce fut le cas à Brest (ville PS depuis 1989)».
En outre, ce regroupement fait partager les risques générés par une partie du contrat à l'ensemble de la politique du
stationnement (voirie et ouvrages), sans que cela soit nécessaire et économiquement intéressant pour le délégant. Loin s'en faut...